Festival de jeune création contemporaine, WET ° (Week-End Théâtre Olympia), verra sa troisième édition se tenir du 23 au 25 mars.

Le temps d’un week-end, le Théâtre Olympia changera de cadence et vous proposera des spectacles matin, midi et soir. Ce moment de découvertes, d’échanges et de rencontres sera marqué par l’éclectisme des esthétiques et le mélange des genres. Avec audace, élégance et impertinence, chacune des onze créations choisies par le Jeune Théâtre en Région Centre-Val de Loire, questionne le monde d’aujourd’hui et inaugure le théâtre de demain.

Le Théâtre Olympia ne sera pas le seul lieu à être pris dans la fièvre du festival. Comme l’an passé, La Pléiade (La Riche) et la salle Thélème (salle située sur le site du campus universitaire des Tanneurs, à Tours), accueilleront également plusieurs représentations. Nouveauté 2018, le Musée des Beaux-Arts de Tours et Le Petit faucheux se joindront à la fête, accueillant respectivement un et deux spectacles.

Le programme détaillé des représentations sera annoncé le 30 janvier. En attendant, nous vous laissons patienter avec les résumés des œuvres présentées. Toutes seront jouées au moins à deux reprises.

LES DIFFÉRENTES PIÈCES :

La rage, et à la fin nous serions tous heureux (conception et mise en scène : David Costé et Maëlle Faucheur). Deux hommes, l’un comédien, l’autre ancien détenu. Deux femmes, l’une danseuse, l’autre violoncelliste. À travers leur art, ces deux duos racontent leurs révoltes et leur émancipation.

Jusqu’ici tout va bien (création du Collectif Le Grand Cerf Bleu). 24 décembre ! Tout est  prêt pour passer un bon moment en famille. Dans le salon, véritable coeur de la scène, tout brille de mille feux. En coulisse, dans la cuisine, c’est moins reluisant. La digestion s’annonce difficile…

Le Songe d’une nuit d’été (d’après le texte de William Shakespeare ; adaptation par la Cie ADN ; mise en scène : Anthony Jeanne). Le classique de William Shakespeare, version hyperactive ! Un cercle, cinq acteurs, treize rôles et au programme : une forêt étrange, des chassés-croisés amoureux, des scouts en pleine répétition, des divinités qui se fâchent et un esprit frappeur pour corser le tout !

Je suis la bête (création Julie Delille). L’adaptation du roman coup de poing d’Anne Sibran, histoire fascinante d’une enfant qui grandit dans la forêt et variation moderne sur le thème de l’enfant sauvage. Seule en scène, Julie Delille nous entraîne dans un univers clair-obscur, une plongée dans l’animalité brute.

J’abandonne une partie de moi que j’adapte (création et mise en scène : Justine Lequette). Influencé par Chronique d’un été (1960) de Jean Rouch et d’Edgar Morin, ce spectacle à base de vin rouge, de swing et de cinéma-vérité, s’interroge sur le sens que nous donnons à nos vies.

Ultra-Girl contre Schopenhauer (texte et mise en scène : Cédric Rouillat). Lyon, années 80. Dans son appartement digne d’Almodovar, Hedwige traduit en français les aventures d’Ultra- Girl. Mais, entre deux bulles, les rêves, les souvenirs et les fantasmes s’invitent. Commence un détonnant ballet parlé-chanté, entre chorégraphies siamoises, playbacks doux-amers et fétichisme citationnel, le tout joyeusement pop !

Un jour j’ai rêvé d’être toi (par Anaïs Muller et Betrand Poncet). Un duo : Bert et Ange. Ils sont comédiens. Ange est en mal de reconnaissance, Bert se rêve femme. À deux, ils jouent : à parler, à vivre et surtout à jouer. Philosophes clownesques, ils (se) font des scènes et des films, passent du coq à l’âne, se reprennent et rient d’eux-mêmes tout autant que de nous.

Le Monde renversé (création du Collectif Marthe). Un nez crochu, un chaudron menaçant ou un balai suspect : celles qu’on appelle aussi les Fiancées du Diable hantent l’imaginaire de l’Occident. Mais que cache ce mythe ? Au terme d’un long travail de recherches, quatre comédiennes s’emparent de la figure de la Sorcière, pour l’incarner, la remettre en question et en tirer un moment de théâtre passionnant, drôle et militant.

Des panthères et des oiseaux (comédie romantique de Quentin Bardou et Jeanne Bonenfant). En Valgarie (pays lointain où les nouvelles ne sont pas vraiment bonnes), vivent Débrah et la Borgne, comédienne bien connue. Autour : une panthère, un enfant et deux ou trois fantômes. Ça se débat comme ça peut pour ne pas vivre seul, ça parle d’amours, de deuils et de métamorphoses. C’est une comédie romantique.

Mon bras (par le Studio Monstre). À mi-chemin de la conférence et du cabinet de curiosité, un jeune homme nous raconte sa vie, sa vraie vie, qu’il a passé le bras levé. Ce n’est pas métaphorique : il a littéralement passé sa vie le bras en l’air. Geste artistique ? Politique ? Provocateur ? C’est l’objet de cette pièce-performance subtile et drôle.

Soirée de clôture (dim. 25 mars à partir de 22h) : Les Entraîneurs. À l’occasion de la soirée de clôture, le CDN laisse carte blanche aux Entraîneurs, un collectif de DJs spécialisés dans le disco et les 80’s. Leur projet ? Danser, faire danser et inventer des manières neuves de raconter des histoires, le temps de performances festives, joyeuses et collectives.

Benoît Labandibar

Plus d’informations : www.cdntours.fr